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Maitres et domestiques au XIXe siècle

La vie dans un château ne peut se concevoir sans la collaboration de deux mondes : d’une part celui des maîtres, de l’autre, celui des domestiques. Sans les seconds, les premiers ne sauraient tenir le rôle de premier plan qu’ils ambitionnent dans la société. Aussi, les relations sont-elles étroites entre ces deux mondes, à l’opposé de la hiérarchie sociale.

Parmi les domestiques eux-mêmes, il existe une hiérarchie établie en fonction de leur spécialité. En haut de l’échelle de ce microcosme, deux pivots de la maisonnée : le majordome, qui, affecté au service exclusif du maître, sert d’intermédiaire entre les deux sociétés ; et le cuisinier (ou plutôt, la cuisinière, comme dans le cas du château d’Espeyran), qui a la lourde charge de régaler les hôtes du château.

Tout en bas de l’échelle se placent les aides de cuisine et les garçons d’écurie voués aux corvées les plus basses. L’agencement des pièces du château d’Espeyran permet d’entrevoir ces deux mondes qui se côtoient sans réellement se croiser, dans un grand respect mutuel et la conscience de leur interdépendance.

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