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Ressources du projet

musiciens NigerPISTES PEDAGOGIQUES D’EXPLOITATION DU CORPUS SUR LE GRIOT EN COLLEGE

Ce corpus peut s’insérer en classe de 5e, malgré le décalage chronologique, dans la séquence d’histoire « Regards sur l’Afrique », lors de la première séance sur les sources de l’histoire africaine. Il peut permettre à l’enseignant de mieux appréhender les vecteurs de sources orales. Cela donne un éclairage à la position d’Hampâté Bâ sur ces sources, ou bien l’importance contemporaine du cinéma africain. En tout cas, cela concourt à valoriser des aspects méconnus des brillantes civilisations subsahariennes avant les grandes pénétrations occidentales.

En classe de 4e, dans la séquence d’histoire « Les colonies », thème 4 de la troisième partie du programme sur le 19e siècle, le corpus peut accompagner le traitement de l’exemple de la conquête en montrant que l’administrateur militaire, fin 19e siècle, a une fonction de collecte de données, ici les métiers et le fonctionnement social, visant à mieux connaître le territoire passé sous son contrôle. Ou bien, dans l’exemple d’une société coloniale en montrant l’existence d’une hiérarchie traditionnelle. Dans le parcours d’ Histoire des Arts, La photographie du corpus et la description de l’administrateur français fournissent un regard de l’Occident sur une société non-européenne : exotisme, société figée, etc… à relier au renouvellement du regard que portent les fauvistes et les cubistes.

En projet transdiciplinaire ( histoire, géographie, Lettres, arts plastiques, éducation musicale, etc…) , le conte, le bestiaire, ou la musique dans l’ailleurs, se prêtent bien par exemple à l’utilisation du corpus. Selon les objectifs des enseignants, le projet peut déboucher sur un spectacle inspiré du parcours artistique et culturel mené au S.E. d’Espeyran avec la classe de 6e SEGPA.

Lors de la Journée de la diversité culturelle, en mai, le corpus peut inspirer une action conte et musique avec percussions, accompagnant une danse africaine ou une chorégraphie proposée par les histoire, géographie, Lettres, arts plastiques, éducation musicale ,enseignants d’EPS.

GRIOTS :

« Les « Diali » ou griots sont les musiciens, les bardes du pays, ils sont aussi trouvères car parfois leurs chants ne sont que les récits des guerres qui ont agité le pays. Ils sont les dépositaires de la tradition par leur contact fréquent avec les chefs ; ils ont été appelés à voir se dérouler sous leurs yeux les divers événements qui constituent l’histoire d’un pays ; ils en conservent fidèlement le souvenir. Ce n’est qu’auprès d’eux que l’on peut trouver des renseignements à peu près exacts ; ils varient peu dans leurs récits .
Les griots sont en général beaucoup plus intelligents que les autres indigènes et quoique d’une caste inférieure, ils ont sur eux une supériorité incontestée.
L’influence exercée par les griots sur les chefs est parfois considérable.
Comme les forgerons ils ne peuvent épouser de femmes libres, ils se marient entre eux ou avec des captives.
Le griot joue de tous les instruments de musique connus dans le pays, secondé d’ailleurs par sa femme.
Ils se partagent avec les forgerons, la clientèle des mala.s . »

Archives nationales – ANOM, – Service Educatif du château d’Espeyran (Saint – Gilles) 2014 – 2015
extrait d’archive de l’ancienne AOF
série 1G 167- 168, notice sur le Bambouck (Région Sud) 1895 – 1896